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dimanche, juillet 5 2020

« Courage et engagement » ... Un automobiliste force un barrage et tue une gendarme !

Lot-et-Garonne : Il fonce sur les forces de l’ordre et tue une gendarme de 25 ans

Le conducteur a d'abord refusé de s'arrêter à un premier contrôle, puis a foncé sur un second barrage où il a heurté violemment la gendarme

Une gendarme de 25 ans a été percutée par un automobiliste samedi soir.
Le suspect a voulu forcer un barrage des forces de l'ordre.
Touchée aux jambes, la jeune femme a succombé à ses blessures.
L'automobiliste, déjà connu des services de police et de gendarmerie, a été placé en garde à vue.


Il était presque 21 h samedi soir, lorsqu’un automobiliste qui circulait sur la départementale 813 sur la commune de Port-Sainte-Marie (Lot-et-Garonne), a refusé de s’arrêter à un contrôle de gendarmerie.

Fonçant sur les forces de l’ordre, il a percuté une gendarme de 25 ans au niveau des membres inférieurs, rapporte Sud Ouest. Grièvement blessée aux jambes, la jeune femme a succombé à ses blessures peu de temps après. Arrêté après le drame, le suspect a été placé en garde à vue à la gendarmerie d’Agen.

Le suspect déjà connu des services de police et de gendarmerie

Le conducteur aurait d'abord refusé de s'arrêter à un premier contrôle de la gendarmerie à Colayrac, tout près d'Agen, vers 20 h 50, a précisé le ministère de l'Intérieur dans un communiqué dimanche matin. Signalé aux forces de l'ordre, l'homme a ensuite fait « demi-tour devant un barrage tenu par la police ».

La gendarmerie a alors mis en place « un dispositif d'interception » à Port Sainte-Marie. Face à ce contrôle, le conducteur « refuse à nouveau de s'arrêter, fait un écart pour éviter la herse déployée et quitte la chaussée », puis « heurte violemment » la gendarme, selon le communiqué. « Très grièvement blessée », elle est décédée malgré l'intervention des secours.

L'individu, rapidement interpellé, est déjà connu des services de police et de gendarmerie pour des délits liés aux stupéfiants selon une source proche du dossier.

 

« Courage » et « engagement »

Dans un communiqué diffusé ce dimanche, les ministres de l’Intérieur Christophe Castaner et Laurent Nunez ont exprimé leur « soutien » aux forces de l’ordre : « Ils saluent leur courage et leur engagement quotidiens. Les circonstances tragiques de ce décès rappellent, une nouvelle fois, les dangers et les risques auxquels sont exposés les gendarmes et les policiers dans l’exécution de leurs missions », précise le document.

Le parquet a prévu de communiquer plus en détail dimanche soir sur les circonstances du décès. La jeune femme fait partie de la brigade de gendarmerie d'Aiguillon, commune proche de Port-Sainte-Marie, a indiqué à l'AFP Stéphanie Rabat, substitute du procureur de la République d'Agen.

Sur sa page Facebook, la gendarmerie du Lot-et-Garonne s'est dite « meurtrie » par le « décès en service » d'une « camarade » et a exprimé sa « profonde émotion à l'endroit de la famille, des proches et de nos camarades du Lot-et-Garonne frappés durement en ces terribles circonstances ».

Ancienne judokate de haut niveau

Mélanie Lemée, était une ancienne judokate de haut niveau, deux fois sacrée championne de France militaire dans sa catégorie (2016, 2017).

Selon la Direction générale de la gendarmerie nationale (DGGN), il s'agit du deuxième gendarme mort dans l'exercice de ses fonctions cette année. L'an dernier, six avaient perdu la vie dans le cadre professionnel.

Source : 20minutes.fr / AFP

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vendredi, juillet 3 2020

Sécurité : La gendarmerie casse un réseau mobile crypté de criminalité !

La gendarmerie a cassé des messages chiffrés...

La gendarmerie française a réussi à intercepter, analyser et décrypter plus d'une centaine de millions de messages chiffrés. Elle aurait, pour cela, installé un logiciel espion dans des terminaux sécurisés EncroChat, vendus (chers) à 50 000 trafiquants de drogues, criminels et délinquants, notamment. Plusieurs centaines auraient été arrêtés.

« Le démantèlement d'un réseau crypté crée une onde de choc au sein des groupes criminels organisés à travers l'Europe », se félicitent les autorités policières et judiciaires françaises et néerlandaises, Europol et Eurojust. Lors d'une conférence de presse à La Haye (Pays-Bas), au siège d’Eurojust, ils ont présenté les « résultats impressionnants d'une équipe commune d'enquête (ECE) visant à démanteler EncroChat, un réseau téléphonique crypté largement utilisé par les réseaux criminels ».

« C’est comme si nous étions à la table de discussions des criminels, en direct, c’est ce qui rend l’enquête unique », a résumé Janine van den Berg, cheffe de la police néerlandaise. « On a utilisé le fait que les criminels font confiance aveuglément à la crypto-communication et parlent librement », a renchéri son collègue Andy Kraag, comparant ces informations à « une mine d’or nous fournissant des preuves qui nous auraient coûté des années [à établir] en temps normal ».

Au cours des derniers mois, détaille le communiqué de presse, « l'équipe commune d’enquête a permis d'intercepter, de partager et d'analyser des millions de messages échangés entre les criminels dans le but planifier des infractions graves ». De plus, et « pour une part importante, ces messages ont été lus par les forces de l’ordre en temps réel, à l’insu des expéditeurs », confirmant les capacités de la gendarmerie française en matière de cryptanalyse et de décryptement.

L'an passé, elle révélait en effet l'existence de Gendpass, une « plateforme de déchiffrement et de cassage de mots de passe pouvant être utilisée par tous les gendarmes », peu après avoir mis au point « une nouvelle arme pour contrer le chiffrement des téléphones ». Elle avait valu au capitaine de gendarmerie et docteur Thibaut Heckmann, qui avait alors 28 ans seulement, de recevoir le prix Emerging Forensic Scientist Award de l'European Academy of Forensic Science (qui regroupe l’ensemble des laboratoires européens de criminalistique) pour son travail qualifié de « décisif dans l’expertise numérique et dans le déchiffrement de la donnée ».

50 000 cryptotéléphones EncroChat étaient en circulation en 2020

En 2017, la gendarmerie découvrait que de nombreux groupes criminels communiquaient grâce à EncroChat, une solution de chiffrement bout en bout, et que ses serveurs étaient situés en France, près de Lille.

D'après L'Essor, l’unité avait été alertée grâce à un travail de renseignement international. La gendarmerie ne détaille pas comment, techniquement, elle a procédé, sinon que « finalement, il a été possible de mettre en place un dispositif technique permettant de contourner le chiffrement et d’avoir accès à la correspondance des utilisateurs ».

L'appareil était vendu 1 000 euros, auxquels il fallait ajouter 1 500 euros d'abonnement offrant une couverture mondiale et une assistance technique 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, à renouveler tous les 6 mois, détaille le communiqué. « Les cryptotéléphones EncroChat ont été présentés aux clients comme la garantie d’un anonymat parfait (pas d'association de l'appareil ou de la carte SIM avec le compte du client, acquisition dans des conditions garantissant l'absence de traçabilité) et une parfaite discrétion à la fois de l'interface cryptée (double système d'exploitation, l'interface cryptée étant masquée pour être non détectable) et du terminal lui-même (retrait de la caméra, du microphone, du GPS et du port USB) ».

Le smartphone pouvait être effacé à distance par le revendeur ou le service d'assistance, offrait également « des fonctions visant à assurer « l’impunité » des utilisateurs (suppression automatique des messages sur les terminaux de leurs destinataires, code PIN spécifique destiné à la suppression immédiate de toutes les données sur l'appareil, suppression de toutes les données en cas de saisies consécutives d'un mauvais mot de passe), des fonctions apparemment spécialement développées pour permettre d'effacer rapidement les messages compromettants, par exemple au moment d’une arrestation par la police ».

50 000 étaient en circulation en 2020.

L'appareil était vendu 1 000 euros, auxquels il fallait ajouter 1 500 euros d'abonnement offrant une couverture mondiale et une assistance technique 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, à renouveler tous les 6 mois, détaille le communiqué. « Les cryptotéléphones EncroChat ont été présentés aux clients comme la garantie d’un anonymat parfait (pas d'association de l'appareil ou de la carte SIM avec le compte du client, acquisition dans des conditions garantissant l'absence de traçabilité) et une parfaite discrétion à la fois de l'interface cryptée (double système d'exploitation, l'interface cryptée étant masquée pour être non détectable) et du terminal lui-même (retrait de la caméra, du microphone, du GPS et du port USB) ».

Le smartphone pouvait être effacé à distance par le revendeur ou le service d'assistance, offrait également « des fonctions visant à assurer « l’impunité » des utilisateurs (suppression automatique des messages sur les terminaux de leurs destinataires, code PIN spécifique destiné à la suppression immédiate de toutes les données sur l'appareil, suppression de toutes les données en cas de saisies consécutives d'un mauvais mot de passe), des fonctions apparemment spécialement développées pour permettre d'effacer rapidement les messages compromettants, par exemple au moment d’une arrestation par la police ».

Détectés par le département Informatique Électronique (INL) de l'Institut de Recherche Criminelle de la Gendarmerie Nationale (IRCGN), précise le communiqué, des travaux de recherches approfondies étaient lancés dès 2017, afin d'en comprendre le fonctionnement. Début 2019 le projet CERBERUS, piloté par la gendarmerie et financé par des fonds européens, permettait l’accélération des recherches de l’IRCGN sur ces téléphones.

CERBERUS (pour Child Exploitation Response by Beating Encryption and Research to Unprotect Systems) est une plateforme de cassage de mots de passe utilisable par tout pays de l’Union. Ses missions : « extraire les secrets des périphériques chiffrés (téléphones, clefs USB, etc.) », et « déchiffrer les données afin de fournir les preuves numériques pour condamner les criminels ». Une présentation explique que « les dispositifs chiffrés sont largement utilisés, notamment par les anarchistes, les pédophiles, les trafiquants de drogue et les terroristes. Le projet CERBERUS vise à gérer la chaîne de sécurité complète, de la couche matérielle à la couche système, en passant par la couche application. Le craquage des mots de passe ne devient possible qu'une fois que les multiples étapes cryptographiques ont été identifiées et comprises ».

L'investissement, estimé à 2,6 millions d'euros, d'après L'Essor, mobilisait trois gendarmes, qui espéraient pouvoir faire les premiers tests de charge de leur nouvelle plateforme d’ici le début de l’année 2020.

Source : nextinpact.com / CERBERUS

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jeudi, juin 25 2020

Mort pour la France : Alexis Battu, touché en pleine tête est décédé suite à un tir accidentel !

Le militaire en état de mort cérébral après un tir en pleine tête, ce mercredi en fin d'après-midi, à Metz, est décédé, annoncent nos confrères du Républicain lorrain.

Alexis Battu, 20 ans, gardait le palais du gouverneur de Metz, lorsqu'un collègue lui a tiré dessus, a priori accidentellement, avec son Famas.

Transféré à l’hôpital central de Nancy, il se trouvait mercredi soir dans un "état désespéré", et n'a pas survécu.
L’auteur du tir, âgé de 22 ans, a été placé en garde à vue et la police judiciaire saisie. Il serait "très marqué", selon Le Républicain lorrain.

Les deux soldats appartiennent à un régiment d’artillerie de la Marne affecté à la garde du palais du gouverneur militaire de Metz.

Le chef d'état major des armées a rendu hommage au jeune soldat décédé :

"Profonde tristesse après le décès accidentel cette nuit du 1re CL Alexis BATTU [...]. J’assure à sa famille et ses camarades tout mon soutien et celui de ses camarades de l’Armee de terre."

Source : EstRepublicain.fr / Armée de terre

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lundi, juin 22 2020

Terrorisme : Attaque au couteau au Royaume-Uni... La première fois depuis l’épidémie de Covid-19

Un homme de 25 ans d’origine libyenne a tué trois personnes à coups de couteau à Reading, à l’ouest de Londres, samedi soir.

Il s’agit de la première attaque qualifiée de « terroriste » au Royaume-Uni depuis le début de la pandémie due au nouveau coronavirus. Le parc public de Forbury Gardens, à Reading (ouest de Londres) était plein ce samedi 20 juin : des familles avec enfants, des groupes d’amis s’étaient rassemblés pour profiter de la douceur d’une des soirées les plus longues de l’année, les pubs et les restaurants étant encore fermés dans le pays.

Vers 19 heures, un homme est passé à l’acte, s’en prenant à des groupes assis dans l’herbe, poignardant apparemment au hasard. Il a été rapidement maîtrisé par la police, mais trois personnes sont mortes dans l’attaque, et trois autres ont été blessées.

La police a d’abord traité l’affaire pour « meurtre », mais l’a rapidement requalifiée en « attaque terroriste » dimanche 21 juin. Le principal suspect a également été identifié : il s’agit d’un homme de 25 ans, d’origine libyenne, Khairi Saadallah, arrivé au Royaume-Uni il y a huit ans, qui a obtenu le statut de réfugié et a fait de la prison pour des faits mineurs. Le Daily Mail, qui dit avoir joint un de ses cousins resté en Libye, affirme que selon ce dernier, M. Saadallah a quitté le pays par crainte des islamistes et qu’il se serait converti au christianisme il y a trois ans.

Selon la BBC, première à révéler l’information, l’homme était connu du MI5 (les services de renseignement britanniques), qui l’ont repéré mi 2019, craignant qu’il ait des projets de voyage à l’étranger « potentiellement dans un but terroriste ». Mais ils ont finalement considéré qu’il ne présentait pas de risque immédiat. A en croire des sources citées par le Guardian, Khairi Saadallah avait des problèmes de violence et de santé mentale.

La police penche pour un acte isolé

Neil Basu, le chef de la police antiterroriste britannique, a tenté de rassurer la population de Reading, grosse ville universitaire à 65 km à l’ouest de Londres : « Nous n’avons pas de raison de penser que les gens soient en danger dans des endroits très fréquentés », précisant que la police penchait pour un acte isolé, et ne recherchait personne en lien direct avec l’incident.

Le nom d’une des victimes a été révélé dimanche soir : il s’agit de James Furlong, professeur d’histoire dans un collège de Wokingham (à l’est de Reading). De nombreux collègues et élèves ont salué sa mémoire sur les réseaux sociaux.

« Je suis épouvanté que des gens puissent perdre la vie de cette manière », a déclaré Boris Johnson, rendant hommage aux victimes et à la « bravoure » de la police. Le premier ministre a promis que le gouvernement n’« hésitera pas à agir s’il y a des leçons à tirer » de l’attaque.

Depuis que le niveau d’alerte attentat a été abaissé de 4 (« sévère ») à 3 (« substantiel ») dans le pays en novembre 2019, deux attaques terroristes ont eu lieu, toutes deux à Londres. En décembre 2019, un homme de 28 ans a tué deux anciens étudiants de Cambridge, lors d’une conférence près du London Bridge. Il portait une veste explosive factice, a été désarmé par des passants puis abattu par la police. Il venait de sortir de prison, où il purgeait une condamnation pour faits de terrorisme, et avait bénéficié d’une remise de peine.

En février, un homme de 20 ans originaire du nord de Londres a été également abattu par la police après avoir poignardé des passants à Streatham, un quartier du sud de la capitale (sans faire de victimes). Lui aussi avait purgé une peine de prison pour faits de terrorisme, avait bénéficié d’une remise de peine et était censé être surveillé par les services de renseignement. La polémique enflant, le gouvernement Johnson a proposé une législation d’urgence, adoptée fin février par le Parlement, mettant fin à la libération automatique des condamnés pour faits de terrorisme à la moitié de leur peine.

« Recrudescence de la propagande extrémiste »

Dimanche, Keir Starmer, a cependant refusé de s’en prendre à Downing Street : « Ce n’est pas le moment de faire de la politique », a estimé le très mesuré leader de l’opposition travailliste, proposant au contraire d’aider le gouvernement. Ce dernier est déjà très critiqué pour sa gestion jugée ratée de la crise sanitaire et le pays est meurtri, avec presque 43 000 morts officiels du Covid-19.

Cette attaque à Reading vient rappeler aux Britanniques que le monde d’après la pandémie risque de tristement ressembler à celui d’avant. Les homicides et les cambriolages ont repris de plus belle à mesure que le déconfinement progressait.

Dimanche, par exemple, la police a ouvert une enquête pour le double meurtre, à Manchester, de deux hommes de 36 ans et 21 ans visés par des tirs d’armes à feu. Et l’avant-veille, une femme de 38 ans avait été poignardée à mort dans le Norfolk. « Nous devons redoubler de vigilance, nous avons assisté à une recrudescence de la propagande extrémiste sur les réseaux pendant le confinement », assurait dimanche à la BBC Lord Carlile, ex-garant de la bonne application des législations antiterroristes dans le pays.

Source : LeMonde.fr - Cécile Ducourtieux

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mercredi, juin 17 2020

Armement : Pilum, un canon électromagnétique développé par l'industrie de défense européenne

L'industrie de défense européenne, dont Nexter et Naval Group, développe un canon à rails électromagnétique en mesure de lancer des projectiles hyper-véloces avec précision sur une distance de plusieurs centaines de kilomètres.

L'Agence européenne de la défense a confié une étude sur deux ans à un consortium d'industriels européens, dont Nexter et Naval Group, pour le développement d’un canon à rails électromagnétique innovant.

L'Union européenne a lancé un projet de recherche pour développer un canon, qui révolutionnerait l'artillerie en envoyant à très haute vitesse un projectile sans poudre ou autre propulseur chimique, a annoncé jeudi le consortium sélectionné. Soit précisément un canon à rails électromagnétique en mesure de lancer des projectiles hyper-véloces avec précision sur une distance de plusieurs centaines de kilomètres. "Ce projet, prévu pour durer deux ans, a pour objectif de démontrer que ce type de concept de canon à rails est en mesure de lancer des projectiles hypervéloces avec précision sur une distance de plusieurs centaines de kilomètres", a précisé dans un communiqué le consortium Pilum (Projectiles for Increased Long-range effects Using ElectroMagnetic railgun), sélectionné par l'Agence européenne de la défense (AED). Son financement est "pour l'heure limité" (1,5 million d'euros).

"Pilum démontrera que le canon à rails électromagnétique dispose du potentiel suffisant pour créer une rupture technologique dans l'appui d'artillerie à longue distance. En effet, par rapport à l'ancien canon à poudre, cette nouvelle technologie peut atteindre une vitesse hypersonique augmentant la portée du tir par un facteur de cinq", a expliqué le consortium. La vitesse est considérée comme hypersonique lorsqu'elle dépasse Mach 5 (plus de 6.000 km/h), soit cinq fois la vitesse du son.

Ce consortium est coordonné par l'Institut franco-allemand de recherches Saint-Louis (ISL), qui travaille sur l'accélération électromagnétique depuis une trentaine d'années. Il est composé des groupes Nexter, Naval Group (France), Diehl Defence (Allemagne), Explomet (Pologne), Icar (Italie) ainsi que de l'institut belge de recherches Von Karman, spécialisé dans la dynamique des fluides et la propulsion et du cabinet français Erdyn Consultants. Le projet Pilum fait partie intégrante du programme de recherches Action préparatoire sur la recherche en matière de défense (PADR) financé par la Commission Européenne et géré par l'Agence Européenne de la Défense.

Un projet d'autonomie stratégique de l'Europe

Le principe du canon électromagnétique (ou "railgun") est de poser un projectile sur deux rails au travers desquels passe un puissant courant électrique. Les capacités opérationnelles de ce canon seraient largement supérieures à celles obtenues avec des canons à poudre (environ 200 kilomètres). Compte tenu de l'augmentation de la distance de tir, ce système d'artillerie réduit les risques d'exposition pour les véhicules terrestres, les navires et les équipages. En outre, les militaires n'auraient plus à manipuler des obus ou des missiles bourrés des matières explosives nécessaires pour la propulsion actuellement.

"Dans un premier temps, l'objectif du projet sera de valider le concept du canon en se basant sur des simulations numériques et des expériences scientifiques" avant d'étudier "l'intégration du canon à rails dans des plateformes terrestres et navales", a expliqué le consortium Pilum. Il permettra également de réaliser des avancées dans de nombreux domaines technologiques majeurs, tels que l'aérothermodynamique, les technologies de projectiles, la résistance des matériaux, le stockage et la conversion d'énergie. Une deuxième étape serait le développement d'un démonstrateur, sorte de prototype destiné à démontrer la viabilité du concept, à l'horizon 2027.

En raison de sa supériorité technologique à condition de passer le cap de l'étude, ce concept permettra d'apporter "une contribution substantielle au renforcement de l'autonomie stratégique de l'Europe", a estimé le consortium Pilum. Les Européens ne sont pas les premiers à se lancer. L'armée américaine mène des recherches sur le canon électromagnétique depuis 2005 et y a consacré des dizaines de millions de dollars sans aboutir jusqu'à présent. La Chine est également soupçonnée de chercher à le développer.

Source : latribune.fr - Par MC, avec AFP

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samedi, juin 13 2020

Marine nationale : Incendie à bord du sous-marin nucléaire Perle !

Le feu, qui s’est déclenché jeudi dans la matinée à Toulon, a été maîtrisé dans la soirée. Il n’y a aucun blessé et le combustible nucléaire avait été retiré.

L’incendie à bord du Perle, un sous-marin nucléaire d’attaque (SNA) en cours de révision à la base navale de Toulon, a été maîtrisé dans la soirée, vendredi 12 juin, faisant craindre d’important dégâts, possiblement irrémédiables, pour ce bâtiment stratégique de la marine française.

Après l’intervention de quelque 150 personnes, dont une centaine de pompiers ainsi que des sous-mariniers, « le feu est maîtrisé », a annoncé la préfecture maritime de la Méditerranée. Les « compartiments de propulsion n’ont pas été touchés », précise-t-elle, mais la recherche « d’autres foyers » éventuels continue cependant.

La préfecture maritime, qui avait annoncé le départ de l’incendie, précise que le SNA ne contenait « aucun combustible nucléaire à bord, celui-ci ayant été retiré dans le cadre de l’arrêt technique ». « Le sous-marin a été évacué, il n’y a pas de blessés », a-t-elle ajouté.

Cités dans Var-Matin, plusieurs techniciens proches du chantier naval émettent des doutes sur la possibilité de sauver le navire. Ce que confirment les informations du Monde. La durée de l’incendie, depuis 10 h 30 ce matin, laisse craindre que la coque et la structure du navire soient atteintes. Si la marine perd un de ses six SNA, c’est toute l’organisation de la dissuasion nucléaire qui devra être repensée. Et la marine devra renoncer à certaines missions stratégiques.

La ministre des armées doit se rendre sur place

L’incendie a pris, pour une raison indéterminée à ce stade, dans les « parties inférieures » à l’avant du sous-marin, dans une zone « difficile d’accès », a détaillé un représentant du maître d’œuvre Naval Group, l’industriel chargé du chantier, qualifiant l’incident de « sérieux ». Une quarantaine de personnes, travaillant principalement pour Naval Group, se trouvaient à bord quand le sinistre s’est déclenché.

Sur place, un voile de fumée était encore visible, s’échappant d’un hangar autour duquel de nombreux pompiers s’affairaient avec une lance à eau, a constaté un photographe de l’Agence France-Presse (AFP) en fin de journée.

« Les marins-pompiers de Toulon, de Marseille et les sapeurs-pompiers sont mobilisés », souligne le capitaine de vaisseau Eric Lavault, porte-parole de la marine. La ministre des armées, Florence Parly, « suit de près l’évolution de la situation » et se rendra sur place « dès que les conditions le permettront », a précisé à l’AFP le ministère.

Les risques seraient limités pour l’environnement car, outre le combustible nucléaire, les armes, les batteries ainsi que le carburant du moteur de secours diesel avaient été retirés du navire pour sa période de maintenance. Le feu n’a pas atteint « le compartiment chaufferie nucléaire », a ajouté la porte-parole de la préfecture.

Un chantier retardé à cause du Covid-19

Le chantier de maintenance de la Perle, qui a démarré en janvier, avait déjà été retardé en raison des mesures sanitaires liées à l’épidémie de Covid-19. La fin de l’arrêt technique du sous-marin était prévue en février 2021.

Ce SNA, mis en service en 1993, est le dernier-né de la série des sous-marins de la classe Rubis, qui arrive en fin de vie et doit être remplacée, à partir de 2021, par les Barracuda dont le premier exemplaire, le Suffren, a débuté fin avril ses essais en mer.

Marc Vuillemot, maire (PS) de La Seyne-sur-Mer (Var) et vice-président de la métropole toulonnaise, a fait part de son côté de la préoccupation de ses concitoyens exposés aux fumées de l’incendie « en ce jour de vent d’est ». Le préfet maritime « m’assure qu’il ne devrait pas y avoir d’incidence sanitaire sur les populations exposées aux fumées, dans la mesure où le bâtiment n’avait ni armes ni combustible nucléaire à bord », explique-t-il dans un communiqué. « Des mesures de la qualité de l’air sont toutefois effectuées pour en obtenir confirmation », ajoute-t-il.

Source : LeMonde.fr - Nathalie Guibert Publié

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mercredi, juin 10 2020

Armement : Un contrat de 52 canons CAESAR pour la République tchèque...

224 millions d’euros: c’est le montant du contrat que devraient signer Prague et l’industriel français Nexter pour 52 canons automoteurs CAESAR. Une arme redoutable, qui remporte des marchés après avoir remporté des batailles. Retour sur un succès «combat proven».

«L’autre terreur après la foudre.» En ce jour de septembre 2009, dans la vallée afghane de la Kapisa, le 11e Régiment d’artillerie de marine a illustré sa devise: la batterie reçoit l’ordre de dégager des fantassins du 3e Régiment d’infanterie de marine, pris en embuscade par des talibans. Les huit CAESAR tirent alors 12 obus de 155 mm à 29 km, distance que les projectiles parcourent en 55 secondes. Cette fois, la tragédie d'Uzbin ne s'est pas répétée.

C’est la première fois que ces canons automoteurs ont été utilisés en opération. Depuis, ils ont été déployés au Mali et surtout en Irak. Engagés au sein de la Task force Wagram, les canons tireront en tout 18.000 obus contre les djihadistes de l’État islamique, notamment durant la bataille de Mossoul à la fin de l’été 2016.

L’excellence française éprouvée au combat


Pas de doute: le «canon équipé d’un système d’artillerie» (CAESAR) est désormais une arme «combat proven», comme disent les experts: elle a fait ses preuves au feu. Un argument qui n’a pas manqué de peser en faveur de son fabriquant Nexter, qui vient de remporter un nouveau marché en République tchèque: 52 exemplaires pour la jolie somme de 224 millions d’euros, soit 4,3 millions d’euros l’unité.

Les discussions préliminaires ne sont pas totalement achevées, mais selon toute probabilité, la formation et la maintenance devraient être comprises dans le deal. Les livraisons devraient s’échelonner entre 2022 et 2026.

«Selon mes sources, les concurrents étaient le Britannique BAE Systems, le slovaque Konstrukta, l’Allemand Krauss-Maffei Wegmann et l’Israélien Elbit,» nous a confié Xavier Moreau, le fondateur du think tank Stratpol.

Mais dans ce duel d’artillerie, le canon automoteur avait tous les atouts pour canonner ses concurrents. BAE Systems produit en effet avec la Suède le canon Archer, sur châssis Volvo. Konstrukta propose aussi un canon automoteur baptisé EVA, tandis que KMW dispose d’un canon chenillé et Elbit de l’ATMOS 2000.

Le CAESAR, 50% moins cher que ses rivaux

«C’est un système léger, pas cher à l’achat et à l’entretien, et hyper performant», nous résume notre expert. Ne pesant que 17,5 tonnes, le CAESAR reste en effet «facilement aérotransportable». Capable de tirer six coups à la minute à 40 km de distance avec un obus de 155 mm, le canon est monté sur un camion civil est de surcroît aisément adaptable:

«Le modèle français est monté sur un Renault Truck, mais le tchèque le sera sur un Tatra.» Une adaptabilité qui intéresse les clients étrangers, qui peuvent ainsi «faire travailler l’industrie locale, tout en bénéficiant du savoir-faire français.»

Un autre «bon argument de vente», selon Xavier Moreau. Le ministère tchèque de la Défense a en effet affirmé que la part de son industrie de la défense dans le contrat devra être «l’une des priorités lors des négociations,» comme l’a relevé le site Opex360. Prague a de surcroît souligné que le canon était l’option «la plus avantageuse économiquement.» Selon les études tchèques, l’offre de Nexter était 50% moins onéreuse que celle de ses concurrents.

À cela s’ajoute un «secret de fabrication»: une plaque de base qui se pose sur le sol. C’est elle qui lui permet «d’avoir un canon long qui permet de tirer loin»: c’est donc le sol qui amortit le choc. Une technologie qui n’est pas à la portée de tous: «les Chinois ont essayé de la copier, mais il y a eu deux morts lors d’un test quand la plaque s’est brisée», nous relate Xavier Moreau.

Autre spécificité: le CAESAR ne compte pas sur un chargement automatique, il reste manuel. Une apparence plus archaïque, pourrait-on penser. Mais en réalité, cette rusticité contribue à rendre le système plus léger. D’autant plus, comme nous l’explique Xavier Moreau que «même avec un système de chargement automatique, on est obligé d’avoir un camion logistique qui suit.»

Les sanctions ont empêché un deal franco-russe autour du CAESAR

La République tchèque, qui avait d’ailleurs déjà acheté le blindé de transport de troupes Titus de Nexter, n’est pas le premier pays à être séduit par le CAESAR. C’est la Thaïlande qui a été le premier client étranger, avec six canons en 2006, qui ont d’ailleurs été utilisés contre des lance-roquettes cambodgiens lors du conflit frontalier de 2011. Ce fut au tour de l’Arabie saoudite en 2007, avec 76 unités, puis de l’Indonésie –avec 55 engins depuis 2014– et du Danemark, avec 19 exemplaires en 2017. Le Liban et la Norvège ont eux aussi montré de l’intérêt pour l’engin, mais les contrats semblent encore à l’étude. Évidemment, c’est la France qui en est le plus grand utilisateur, depuis 2004. 77 canons équipent les régiments d’artillerie français et 32 autres devraient être livrés d’ici 2025.

La Russie n’a pas été indifférente à cette arme, nous confie Xavier Moreau: «ils l’auraient monté sur un châssis Kamaz ou UralAZ.» Mais évidemment, les sanctions à l’encontre de la Russie et l’affaire dramatique des Mistral ont eu raison de cette éventualité.

Source : Source Spoutniknews.com - Edouard Chanot

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dimanche, juin 7 2020

Débarquement : Des cérémonies restreintes simple et sobres sans vétérans...

76e anniversaire du "D-Day": des cérémonies intimistes sur les plages du Débarquement

Les cérémonies du 76e anniversaire du Débarquement de Normandie, le 6 juin 1944, se sont déroulées samedi à huis clos et sans vétérans, dans une ambiance formelle due à l'épidémie de Covid-19, qui contraste avec les festivités et la foule de 2019, a constaté l'AFP.

A Vierville-sur-Mer (Omaha Beach), l'un des principaux théâtres du Débarquement, une cérémonie inaugurée par deux survols de la Patrouille de France a rassemblé moins d'une centaine de personnes, dont les ambassadeurs de huit pays alliés (Etats-Unis, Canada, Danemark, Royaume-Uni, Pologne, Belgique, Norvège, Pays-Bas) et de l'Allemagne, devant le Monument de la Garde nationale des Etats-Unis.

"Simple, sobre et forte"

Sur place, la secrétaire d'État auprès de la ministre des Armées Geneviève Darrieussecq a évoqué une cérémonie "simple, sobre et forte". "Cette crise sanitaire nous a contraints à revoir le format des cérémonies. Ce qui est important c'est qu'elles aient lieu, qu'il y ait les représentants de tous les pays et que nous restions tous unis par cette mémoire qui nous rappelle tout simplement que des soldats ont combattu pour des valeurs de notre république, de notre liberté, de notre démocratie", a-t-elle déclaré à la presse. Beaucoup de cérémonies ont dû être annulées cette année en raison du contexte sanitaire.

A la levée des drapeaux et aux hymnes nationaux a succédé le traditionnel dépôt de gerbes. La cérémonie s'est achevée par le survol d'un F15 et d'un ravitailleur américain.

"6 juin 1944. La Bataille suprême est engagée. Je pense à ceux qui, à des milliers de kilomètres de chez eux, se sont battus pour libérer la France aux côtés de nos résistants. Faire bloc, au nom de la Liberté. Ne jamais oublier nos héros", a tweeté Emmanuel Macron.

"Malheureusement cette année on ne peut pas assister à la cérémonie, ce sont des cérémonies que je ne loupe jamais, c'est une déception. On a eu beaucoup d'annulations. C'est un peu une catastrophe quand même. Ici on vit avec le tourisme", a déclaré à l'AFP Marie-Christine Costy, présidente de l'Association des passerelles d'Omaha.

Dans la matinée, des cérémonies se sont également déroulées au Mémorial de Caen, au cimetière britannique de Bayeux, à Courseulles-sur-Mer (Juno Beach) et au cimetière américain de Colleville-sur-Mer, où Charles Norman Shay, 96 ans, était le seul vétéran américain présent.

Une cérémonie a également eu lieu à Arromanches et une autre à Ouistreham pour rendre hommage aux 177 fusiliers marins des Forces françaises libres du commando Kieffer, les seuls Français en uniforme à avoir participé au Débarquement.

Source : Orange.fr / AFP


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samedi, juin 6 2020

Mali : Abdelmalek Droukdal, chef d'AQMI tué par les forces françaises !

L’Algérien Abdelmalek Droukdal, a été tué jeudi par les forces françaises dans le nord du Mali

Le leader d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI), l’Algérien Abdelmalek Droukdal, a été tué par les forces françaises dans le nord du Mali, près de la frontière algérienne, a annoncé vendredi la ministre française des Armées.

Ce chef historique du jihad au Maghreb, mentor de plusieurs groupes jihadistes sahéliens, a été tué jeudi à Talhandak, au nord-ouest de la ville malienne de Tessalit, selon des sources proches du dossier. "Plusieurs de ses proches collaborateurs" ont également été "neutralisés", a assuré la ministre, Florence Parly, sur Twitter, sans plus de détails.

Le leader d’AQMI, dont le nom est parfois aussi orthographié Droukdel, a reçu l’allégeance de plusieurs groupes jihadistes actifs au Sahel, rassemblés depuis 2017 au sein du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM, également appelé JNIM).

500 jihadistes neutralisés

La France annonce également la capture d’un "cadre important de l’EIGS", le groupe jihadiste Etat islamique au Grand Sahara, rival du GSIM au Sahel et désigné ennemi numéro un par Paris depuis le sommet de Pau (France), en janvier, réunissant le président français Emmanuel Macron et les chefs d’Etat du G5 Sahel (Mauritanie, Burkina Faso, Mali, Niger, Tchad).

"Les opérations contre l’EIGS, l’autre grande menace terroriste dans la région, se poursuivent également. Le 19 mai dernier, les forces armées françaises ont capturé Mohamed el Mrabat, vétéran du djihad au Sahel et cadre important de l’EIGS", a annoncé Florence Parly sur Twitter.

La force française antijihadiste Barkhane, forte de plus de 5 000 militaires, multiplie ces derniers mois les offensives au Sahel pour tenter d’enrayer la spirale de violences qui, mêlées à des conflits intercommunautaires, ont fait 4 000 morts au Mali, au Niger et au Burkina Faso l’an dernier.

Une source proche du dossier a confié à l’AFP que quelque 500 jihadistes avaient été "neutralisés" (tués ou capturés) au Sahel ces derniers mois par les militaires français, dont plusieurs figures importantes: cadres religieux, commandants, recruteurs, logisticiens…

La mort d’Abdelmalek Droudkal, grand nom d’Al-Qaïda, est un coup symbolique fort porté par la France en guerre au Sahel. Isolé en Algérie, il avait malgré tout des capacités de financement des réseaux sahéliens et un véritable rôle de chef, bien que de plus en plus contesté, indique une source proche du renseignement français. Sa mort, et celles à confirmer d’autres cadres d’Al-Qaïda, pourrait désorganiser la filière sahélienne de cette franchise jihadiste, engagée dans une lutte d’influence avec la filiale sahélienne de l’Etat islamique (EIGS).

Source : SudOuest.fr avec AFP


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lundi, juin 1 2020

Géostratégie : Un exercice aéroporté russe d'importance en arctique...

Les forces russes ont mené un exercice aéroporté inédit dans l’Arctique

Le dérèglement climatique aidant, l’importance stratégique de l’Arctique ne pourra que s’amplifier dans les années à venir, dans la mesure où il sera possible d’y exploiter les ressources naturelles qu’elle recèle [notamment les hydrocarbures] et que de nouvelles routes maritimes y seront ouvertes. Et cela motive quelques différends territoriaux entre les pays de la région.

L’un d’eux porte sur la dorsale de Lomonossov, une chaîne de montagne immergée qui traverse l’océan Arctique des eaux sibériennes jusqu’à l’île canadienne d’Ellesmere. La Russie affirme qu’elle est une extension de son plateau continental, ce qui lui permet de revendiquer une surface de 1,2 millions de kilomètres carrés. Mais le Danemark et le Canada ont une autre interprétation. Selon ces derniers, cette dorsale se rattache aux plaques continentale de l’Amérique du Nord et du Groenland.

Quoi qu’il en soit, l’Arctique est une priorité pour la Russie depuis maintenant une dizaine d’années, avec la publication d’une stratégie dédiée à cette région en 2009. Depuis, Moscou y a consenti d’importants investissements et y a renforcé sa présence militaire, notamment via la construction de nouvelles bases [et la réhabilitation de celles qui avaient été abandonnées depuis la fin de la période soviétique] et le déploiement de capacités de déni et d’interdiction d’accès.

En 2018, le ministre russe de la Défense, Sergueï Choïgou, a estimé que « la concurrence dans l’Arctique pourrait conduire à un conflit potentiel ».

« Depuis la reprise en main de sa présence militaire dans l’Arctique […], Moscou a relancé les patrouilles de ses bombardiers stratégiques aux frontières de l’Otan. Comparée à la situation dans la Baltique ou en mer Noire, les détections de bombardiers russes par les radars de l’Otan restent peu fréquentes et bien inférieures au niveau de la Guerre Froide. Néanmoins, les risques d’une évaluation erronée pourraient conduire à une escalade des tensions, comme quand Moscou a simulé l’attaque des radars de Vardo, financés par les États-Unis, en territoire norvégien », souligne ainsi une récente note de l’Institut français des relations internationales [IFRI].

Cela étant, poursuit-elle, la « reconstitution par la Russie de ses capacités arctiques continue donc de s’inscrire dans une conception fondamentalement défensive, non seulement centrée sur le le contrôle de son propre territoire et de ses défis spatiaux et climatiques, mais aussi destinée à dissuader de potentielles velléités d’influence des pays voisins, membres de l’Otan. Cependant, le contexte actuel les rend propices à une interprétation plus offensive. »

Quoi qu’il en soit, les forces russes mènent régulièrement des exercices dans la région. Le dernier en date a pris la forme d’une opération aéroportée [OAP] – inédite selon Moscou – qui a mobilisé trois avions de transport Il-76, chacun pouvant embarquer 125 parachutistes.

« Pour la première fois dans l’histoire du monde, des parachutistes russes, au sein d’une unité mixte, ont effectué un saut en parachute à haute altitude à partir d’un avion Il-76 d’une hauteur de 10.000 mètres dans les conditions extrêmes de l’Arctique, dans la région de l’archipel François-Joseph », a en effet annoncé le ministre russe de la Défense, ce 26 avril.

Cette OAP a été ordonnée par Segueï Choïgou. Elle a également marqué le 90e anniversaire de la création des forces aéroportées russes. Selon le ministère, elle a exigé l’utilisation d’un « système de parachutage spécial de nouvelle génération » et permis de tester de nouveaux équipements, dont des tenues de combat développées pour les conditions extrêmes.

Une fois au sol, les parachutistes russes ont mené un exercice visant à « identifier et détruire un groupe de sabotage et de reconnaissance ennemi fictif », en relation avec la Flotte du Nord.

« Nous effectuerons des exercices similaires chaque année, dans différentes régions de l’Arctique, avec une composition différente des participants impliqués et à différents moments de la formation », a assuré Iounous-bek Evkourov, le vice-ministre russe de la Défense.

Source : zonemilitaire.fr par Laurent Lagneau


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vendredi, mai 29 2020

Algérie : La nouvelle Constitution autorisera-t-elle les interventions militaires extérieures ?

International : L’Algérie envisagerait de faire évoluer sa doctrine militaire

Jusqu'ici l'armée algérienne se concentrait exclusivement sur la défense du territoire national. Mais dans l’avant-projet de la nouvelle Constitution algérienne, divulgué la semaine dernière, elle aurait désormais la possibilité d’intervenir hors des frontières nationales.

Un changement constitutionnel et militaire de taille qui suscite le débat.

Plusieurs observateurs s’accordent à dire que l’article 95 de l’avant-projet de la nouvelle Constitution algérienne est le plus important parmi les amendements proposés. Il stipule que « le chef de l’État décide de l’envoi des troupes à l’étranger après approbation à la majorité des deux tiers par le Parlement. »

Pour beaucoup d’Algériens, cette proposition de l’article 95 marque un changement de la doctrine militaire. Akram Kharief, spécialiste des questions militaires et animateur du blog Menadefensa, trouve « cette décision totalement inopportune. Les Algériens s’interrogent beaucoup sur l’urgence d’une telle décision dans cette période de transition. »

Quant à l’expert stratégique Ismaïl Mearaf, il considère lui, que « l’Algérie se met ainsi au service des États-Unis pour aller en Libye ou même au Yémen ». Selon lui, le président mal élu « a besoin d’un soutien étranger pour acquérir la légalité que le peuple algérien ne lui a pas accordé. »

D’autres experts affirment que l’Algérie du président Tebboune se dirige vers une nouvelle approche pour participer à des projets internationaux. Elle « veut réacquérir une position qu’elle avait perdue » durant les dernières années de l’ère Bouteflika.

Source : RFI.fr / Afrique


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samedi, mai 23 2020

Turquie : Tension avec l'Union européenne sur fond de gisement gazier offshore

L’Union européenne accuse la Turquie d’aggraver les tensions en Méditerranée orientale

Étant donné la découverte, ces dernières années, d’importants gisements de gaz naturel en Méditerranée orientale, la République de Chypre a autorisé plusieurs groupes pétroliers et gaziers, comme Total, ENI et ExxonMobil, à explorer sa zone économique exclusive [ZEE], divisée en 13 blocs, en vue d’une éventuelle exploitation.

Seulement, la Turquie entend s’inviter dans ces activités, prétextant défendre les intérêts de la République turque de Chypre-Nord [RTCN], une entité créée après son intervention militaire de 1974 [opération Attila], lancée à la suite d’une tentative de coup d’État ayant cherché à rattacher Chypre à la Grèce [Énosis].

L’appétit d’Ankara explique son soutien au gouvernement d’union nationale libyen [GNA], avec lequel elle a signé un mémorandum d’accord sur ses frontières maritimes. Ainsi, ce texte lui permettrait d’étendre la superficie de son plateau de continental de plus de 30% et de « torpiller » le projet gazoduc EastMed qui, orienté vers l’Europe, est porté par la Grèce, la République de Chypre et Israël.

En attendant, la Turquie envoie régulièrement des navires dans la ZEE de la République de Chypre afin d’y mener des forages, malgré les avertissements de l’Union européenne [UE] et des États-Unis.

En juillet 2019, l’UE a sanctionné la Turquie en réduisant de 145,8 millions d’euros les fonds européens qui lui étaient destinés en 2020. Cette décision a été sans effet… Comme celle ayant consisté à geler les avoirs et interdire l’entrée à deux ressortissants turcs impliqués dans les opérations de forage dans la ZEE de la République de Chypre. Pour calmer les ardeurs européennes, le président turc, Recep Tayyip Erdogan, se plaît à rappeler que son pays accueille plusieurs millions de migrants prêts à se rendre sur le Vieux Continent…

Et, depuis la fin du mois d’avril, le navire turc Yavuz croise de nouveau au large de Chypre. « La Turquie poursuit ses activités de forage et sismiques […] dans l’est de la Méditerranée sans aucune interruption », a fait valoir Fatih Donmez, expliqué le ministre turc de l’Energie, auprès de l’agence Anadulu.

D’où la déclaration faite par les 27 ministres des Affaires étrangères de l’UE, le 15 mai.

« Conformément aux conclusions précédentes du Conseil, l’UE est pleinement solidaire de Chypre et rappelle que des mesures concrètes doivent être prises pour créer un environnement propice au dialogue. Les questions liées à la délimitation des zones économiques exclusives et du plateau continental devraient être traitées par le dialogue et la négociation de bonne foi, dans le plein respect du droit international et du principe des relations de bon voisinage », ont d’abord rappelé les ministres des 27.

« À cet égard, nous nous félicitons une fois de plus de l’invitation du gouvernement chypriote adressée à la Turquie pour négocier de bonne foi la délimitation maritime entre leurs côtes concernées », ont-il ajouté.

« Malheureusement, les actions les plus récentes de la Turquie vont dans la direction opposée. Nous déplorons que la Turquie n’ait pas encore répondu aux appels répétés de l’Union européenne à cesser ces activités et réitérons notre appel à la Turquie de faire preuve de retenue, de s’abstenir de telles actions et de respecter la souveraineté et les droits souverains de Chypre, conformément au droit international », ont ensuite fait valoir les ministres, qui ont également condamné les « violations par la Turquie de l’espace aérien national grec, y compris les survols de zones habitées et de la mer territoriale, en violation du droit international. »

Comme on pouvait s’y attendre, Ankara a rejeté l’appel de l’Union européenne.

« La déclaration des ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne sur la situation en Méditerranée orientale constitue le dernier exemple d’un discours répétitif et stérile qui ne sert à rien. Cette attitude, qui reste indifférente aux initiatives sincères de la Turquie, est un sous-produit des revendications injustes et illégales de la Grèce et de l’administration chypriote grecque [ACG] et n’a aucune chance de contribuer à la paix et à la stabilité régionales », a répondu Hami Aksoy, le porte-parole du ministère turc des Affaires étrangères.

Quoi qu’il en soit, parmi les membres de l’Union européenne, la France est sans doute l’un des pays les plus actifs dans cette affaire [hormis, évidemment, les principaux intéressés]. Ainsi, en janvier, le président Macron a annoncé la mise en place d’un « partenariat stratégique de sécurité » entre Paris et Athènes. Partenariat qui se traduira notamment par une présence accrue de navires de la Marine nationale en Méditerranée orientale.

Le 11 mai, lors d’une audition à l’Assemblée nationale, la ministre des Armées, Florence Parly, a évoqué la situation en Méditerranée orientale.

« En ce qui concerne la Grèce, […] je suis en contact permanent avec mon homologue grec. Nous avons des moyens de la Marine nationale […] mobilisés en Méditarranée orientale qui peuvent contribuer à sécuriser, si l’en était besoin, la zone économique exclusive de Chypre, qui est une zone dans laquelle il y a des contestations régulières de la part de la Turquie », a en effet assuré la ministre.

Source : zonemilitaire.fr par Laurent Lagneau

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mercredi, mai 20 2020

Coronavirus : Des pression de la Chine auprès de Union Européenne pour adoucir un rapport sur le Covid-19 ?

La Chine aurait fait pression sur l’UE pour édulcorer un rapport sur la désinformation relative au Covid-19

« Il y a manifestement des choses qui se sont passée qu’on ne sait pas. Il appartient à la Chine de les dire », a lancé le président Macron dans un entretien publié la semaine passée par le Financial Times, au sujet de l’épidémie de Covid-19. Mais il y a peu de chances que l’on sache vraiment comment tout a commencé.

En effet, le mot d’ordre des autorités chinoises est « circulez, il n’y a rien à voir ». Ainsi, le 20 avril, Pékin a fermement rejeté l’idée d’une enquête internationale sur l’origine du SARS Cov-2 [le coronavirus à l’origine du Covid-19] proposée par l’Australie, le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères ayant répondu qu’une telle proposition méconnaissait « les efforts et sacrifices du peuple chinois » pour enrayer l’épidémie, qui aurait a priori débuté en décembre 2019 à Wuhan, alors que le confinement de la ville ne sera décrété que le 23 janvier…. Et dans ces conditions, il n’est pas question de « remettre en cause la transparence de la Chine dans la prévention et le contrôle de la situation épidémique », a-t-il ajouté.

Pourtant, la gestion de l’épidémie par Pékin soulève des questions. À commencer par le nombre de morts à Wuhan, et, plus largement à l’échelle de la Chine. À ce sujet, le livre de la romancière Fang Fang, qui sera publié en septembre par les éditions Stock [« Wuhan, ville close »], permettra sans doute d’en savoir plus. Décrivant le quotidien des Wuhanais durant le confinement, elle écrit : « Un ami docteur m’a dit : ‘nous les médecins savons tous depuis un moment qu’il y a une transmission interhumaine de la maladie, nous avons rapporté ça à nos supérieurs, mais pourtant personne n’a averti les gens' ». Ce qui lui vaut déjà les foudres de ses compatriotes, qui l’accusent de « trahison ».

Cela étant, ce manque de transparence permet à Pékin de vanter les qualités de son modèle dans le cadre d’une guerre informationnelle. Guerre qui repose notamment sur ce que l’on appelle « le blame game », une pratique consistant à accuser les autres pour se laver de ses propres manquements. C’est ainsi, que par exemple, un porte-parole de la diplomatie chinoise a sous-entendu que le SARS Cov-2 était une arme biologique américaine… Ce qui lui est revenu comme un boomerang, quand certains médias ont commencé s’intéresser aux laboratoires P4 et P2 de Wuhan…

Le narratif de Pékin consiste aussi à se poser en « sauveur » des autres pays affectés par l’épidémie, en ne mégotant pas sur la diffusion de fausses informations [infox ou « fake news »].

« Sur le plan international, nous assistons au développement d’une stratégie d’influence particulièrement active de la Chine, tendant à occulter ses erreurs dans la gestion initiale de l’épidémie, sous un ‘narratif’ vantant l’efficacité du modèle chinois de surveillance généralisée et le bienfondé de son organisation sociale pour réduire l’épidémie. La Chine insiste également sur sa générosité par la mobilisation de ses capacités industrielles recouvrées au service des autres États, pour les aider à surmonter la crise, démontrant de façon de moins en moins implicite son caractère de ‘puissance indispensable' », ont ainsi récemment résumé les sénateurs Olivier Cadic et Rachel Mazuir.

Évidemment, une telle activité ne peut pas passer inaperçue chez ceux qui, justement, sont chargés de lutter contre la propagation d’infox. Comme l’East StratCom Task Force du Service européen pour l’action extérieure [SEAE], c’est à dire le service diplomatique de l’Union européenne.

Cet organisme devait publier un rapport sur les opérations d’influence menées autour de l’épidémie de Covid-19 le 21/22 avril. Mais il l’a finalement été rendu public le 24 avril. Selon l’agence Reuters, qui s’appuie sur quatre sources diplomatique, ce délai s’explique par des pressions exercées par des « représentants chinois » ayant pris connaissance de la teneur de ce document évoqué le 20 avril par le site Politico.eu, qui en a fait un article plus étoffé le lendemain.

Ainsi, avance Reuters, qui cite une correspondance diplomatique européenne, un « haut représentant chinois a alors contacté des représentants européens à Pékin le jour même pour leur dire que, ‘si le rapport est tel que décrit et qu’il est publié aujourd’hui, cela sera très mauvais pour la coopération' ».

Toujours selon le même document, le ministère chinois des Affaires étrangère a fait valoir que la publication de ce rapport mettrait Pékin « très en colère » et a accusé les Européens de « chercher à contenter quelqu’un d’autre » [comprendre : les États-Unis].

Ce mode de défense est habituel pour les autorités chinoises. Dans son livre « France-Chine : les liaisons dangereuses », Antoine Izambard, journaliste à l’hebdomadaire Challenges, cite un ancien cadre de la DGSE au sujet d’une affaire de cyberespionnage attribuée à Pékin. « La Chine a différentes attitudes lorsqu’elle est accusée d’avoir commis une cyberattaque. Elle peut nier et menacer le pays de rétorsion. Ou bien, lorsque les faits sont accablants, certifier à son accusateur que les hackers sont des cybercriminels sans lien aucun avec l’État chinois », a-t-il confié. Visiblement, cette affaire d’infox relève du premier cas.

Cependant, un représentant de l’UE sollicité par l’agence britannique a démenti que le contenu du rapport de l’East StratCom Task Force ait été édulcoré… En tout cas, il a, semble-t-il, été modifié.

Ainsi, selon Reuters et Politico.eu, ce rapport affirmait, dès sa première page, que « la Chine a continué d’organiser une campagne mondiale de désinformation pour détourner les reproches sur la propagation de l’épidémie et améliorer son image internationale. Des tactiques manifestes et clandestines ont toutes deux été observées. »

Or, cette mention n’y figure plus à la première page de la version du rapport publiée le 24 avril. Elle a été remplacée par celle-ci : « Malgré leur impact potentiellement grave sur la santé publique, des sources officielles et soutenues par l’État de divers gouvernements, y compris la Russie et – dans une moindre mesure – la Chine, ont continué de cibler largement les récits de complot et la désinformation à la fois auprès du public de l’UE et du voisinage dans son ensemble. »

Plus loin, il est écrit : « Dans le même temps, nous constatons des efforts continus et coordonnés de la part de certains acteurs, y compris des sources chinoises, pour détourner tout blâme de l’apparition de la pandémie et mettre en évidence l’assistance bilatérale. De nombreux rapports confirment un haut niveau de coordination entre les différentes parties du système chinois dans la messagerie et l’amplification des messages dans différentes langues et canaux de communication, y compris l’utilisation de tactiques manifestes et secrètes. »

Les opérations chinoises dont détaillées à la fin du rapport, dans le chapitre intitulé « Autres activités sélectionnées signalées », lequel vient après une longue partie décrivant les « infox » diffusées par des sites pro-Kremlin. Cela étant, dans ce passage, il est seulement affirmé qu’il « existe également des preuves significatives d’opérations secrètes chinoises sur les réseaux sociaux. »

Pour illustrer son propos, l’East StratCom reprend les conclusions d’un rapport de l’Australian Strategic Policy Institute [ASPI] et se garde de citer celui récemment publié par le Global Engagement Center, un organisme chargé de lutter contre la désinformation outre-Atlantique. Histoire de ne pas « contenter quelqu’un d’autre »?

Source : zonemilitaire.fr par Laurent Lagneau


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samedi, mai 16 2020

Corona virus : Dépistage systématique de tout militaire avant un départ en OPEX

Un dépistage Covid-19 des militaires sera systématiquement effectué avant tout départ en OPEX

Le 17 avril, après entendu Mme le médecin général des armées [MGA] Maryline Gygax Généro, la Directrice centrale du service de santé des armées [SSA] et alors qu’il était fait grand cas de la contamination des marins servant à bord du porte-avions Charles de Gaulle [et de la frégate Chevalier Paul], la commission sénatoriale des Affaires étrangères et des Forces armées avait réclamé le dépistage systèmatique d’éventuels cas de Covid-19 parmi les militaires appelés à prendre part à une opération extérieure.

« À l’heure où le président de la République demande aux armées de poursuivre leur intense activité opérationnelle en France et en OPEX, il n’est pas compréhensible que les militaires ne bénéficient pas de tests avant leur départ en mission, pour leur sécurité mais aussi pour l’efficacité opérationnelle », avait plaidé Christian Cambon, le président de cette commission.

Seulement, les tests sérologiques et PCR [polymerase chain reaction] faisant sans doute défaut, cette demande ne fut pas exaucée. Pour éviter de possibles contaminations, les militaires concernés furent seulement mis à l’isolement pendant 14 jours. Par ailleurs, sur les théâtres extérieurs, comme au Sahel, des mesures spécifiques furent prises, selon le principe « tester, isoler, traiter ».

Cela étant, le 24 avril, les sénateurs lancèrent un nouvel appel en faveur d’un dépistage systématique, alors qu’il était alors avancé qu’au moins « 50 cas de contaminations » avaient été recensés sur « la totalité en OPEX » [opération extérieure] depuis le début de la crise sanitaire.

« Chacun comprend bien qu’on ne peut pas traiter les forces combattantes avec les mêmes « mesures barrière » que le reste de la population! Je demande à nouveau au Gouvernement, au nom de la commission des affaires étrangères et de la défense, qu’à partir d’aujourd’hui, 100 % des forces projetées en opérations, équipages en partance et relèves d’OPEX, soient testées avant leur départ! ». avait lancé M. Cambon.

Finalement, cette demande a été exaucée près d’un mois plus tard. En effet, à l’occasion de la présentation aux sénateurs des conclusions des enquêtes lancées à la suite de la contamination du groupe aéronaval, la ministre des Armées, Florence Parly, a annoncé que, dorénavant, un dépistage systématique serait assuré auprès des militaires devant partir en OPEX.

« Nous veillerons, en complément des quatorzaines, et en fonction des règles des pays de destination de nos forces, à ce que l’autorité médicale utilise les tests virologiques et sérologiques », a ainsi affirmé la ministre.

Au passage, répondant à une question posée par le sénateur Cédric Perrin, cette dernière a précisé que, au 11 mai, 1.771 cas confirmés et 5.400 cas probables avaient été recensés au sein des Armées [groupe aéronaval inclus] depuis le début de l’épidémie.

Par ailleurs, s’agissant des 1.081 marins du porte-avions Charles de Gaulle testés positifs au Covid-19 [dont 545 symptomatiques], tous ont été déclarés guéris, à l’exception d’un officier marinier récemment sorti du service de réanimation de l’hôpital d’instruction des armées [HIA] Sainte-Anne, de Toulon.


Source : zonemilitaire.fr par Laurent Lagneau - Image Armée de terre


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mardi, mai 12 2020

Armement : De nouvelles lacunes graves sur le F-35 de Lockheed-Martin

Le Pentagone a réglé cinq lacunes graves du F-35 mais en a trouvé quatre nouvelles

L’an passé, le magazine Defense News avait révélé que le F-35, l’avion de 5e génération développé par Lockheed-Martin, présentait pas moins de 13 lacunes classées dans la catagorie CAT-1B, c’est à dire qu’elles étaient susceptibles d’avoir un « impact » sur les missions pour lesquelles il a été conçu.

« Tous ces problèmes, à l’exception de quelques-uns, ont échappé au contrôle intense du Congrès et des médias. D’autres ont été brièvement mentionnés dans des rapports de groupes de surveillance du gouvernement. Mais la majorité d’entre eux n’ont pas été révélés publiquement, ce qui dénote un manque de transparence s’agissant du système d’armes le plus coûteux et le plus prestigieux » du Pentagone fit valoir Defense News à l’époque.

Outre les défauts d’ALIS [Autonomic Logistics Information System], un programme informatique qui, comptant une dizaine de millions de lignes de code, permet de gérer la maintenance et l’approvisionnement en pièces détachées des F-35, il était question de pics de pression dans le cockpit susceptibles de provoquer des barotraumatismes aux pilotes, de températures pouvant influer sur les performances de l’avion, de « cloques » sur le revêtement « furtif » dès que la vitesse dépassait Mach 1,2 [surtout pour les F-35B et F-35C], d’une caméra de vision nocturne affichant des stries vertes, ou encore un moteur qui, par temps chaud, était susceptible de ne pas donner toute la puissance nécessaire pour maintenir un F-35B en suspension [d’où le risque d’atterrissage « brutal »].

Moins d’un an plus tard, le bureau du Pentagone chargé de gérer le programme F-35 a avancé. S’il a été décidé d’arrêter les frais avec le système ALIS, qui sera remplacé par le logiciel « ODIN », cinq de ces 13 lacunes de catégorie CAT-1B ont été réglées. Et cinq autres ont été classées dans une catégorie de déficience inférieure.

En revanche, quatre nouveaux défauts de CAT-1B ont été découverts, ce qui peut encore sembler surprenant au regard de l’avancée du programme. Ce qui veut dire qu’il reste encore sept déficiences à régler au plus vite.

« Le bureau du programme F-35 Lightning II [F-35 Lightning II Joint Program Office, ou JPO] est parfaitement conscient de ces lacunes de catégorie 1 et se concentre sur l’élaboration ainsi que sur la mise en oeuvre de solutions le plus rapidement possible », a fait valoir le Pentagone auprès de Defense News.

Quant à la nature de ces quatre déficiences identifiées, il n’est pas possible d’en savoir plus pour le moment : elles sont en effet « classifiées ». Cependant, JPO a assuré que des mises à jours logicielles devraient permettre d’y remédier rapidement d’ici la fin de cette année. Ce qui, avec la crise liée à l’épidémie de Covid-19, est sans doute un peu optimiste.

Ainsi en est-il du problème relatif aux pics de pression. Un nouveau système de régulation de la pression dans le cockpit a été mis au point. Et s’il fonctionne en laboratoire, il reste encore à le tester en vol. Ce qui devrait être fait à la mi-2020. Le souci des « stries vertes » de la caméra de vision nocturne fera l’objet d’une amélioration logicielle. Des essais en vol sont également au programme pour la valider cette solution.

Cela étant, a admis le JPO, il est « probable que certaines lacunes de faible priorité ne seront jamais réglées car leur impact sur les opération est mineur et elles ne justifient pas le coût de leur solution ».

Mais cela vaut aussi, a priori, pour des problèmes plus importants, comme les problèmes constatés quand les F-35B et F-35C volent à une vitesse supérieure à Mach 1.2… Il avait été expliqué, l’an dernier, qu’il y avait une chance « extrêmement faible » pour qu’ils se produisent en opération.

Quoi qu’il en soit, le directeur du JPO, le général David Abba, a relativisé la situation. « Lorsque nos disons : ‘J’ai besoin que cela fonctionne exactement comme ça’, je trace une ligne dans le sable. Si je suis à un demi-degré d’un côté de cette ligne par rapport à l’autre, est-ce vraiment si différent? C’est là que l’art entre en jeu », a-t-il dit.

Et d’ajouter : « Nous devons en quelque sorte nous dépasser un peu et reconnaître que nous ne mettons jamais sur le marché des systèmes d’armes parfaits. […] Ce qui importe, c’est la gravité de ces lacunes et la garantie que nous ayons un processus solide entre le gouvernement et l’industrie pour les trier et les traiter de manière appropriée. »

Source : zonemilitaire.fr par Laurent Lagneau - Image Wikipedia


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vendredi, mai 8 2020

8 Mai : Des commémorations confinées en France et dans toute l'Europe au temps du coronavirus...

Pour que la mémoire ne s'éteigne pas !

Malgré l'épidémie de coronavirus, ce 8 Mai sera historique, car pour la première fois, l'Allemagne se joint à la célébration de la fin de la guerre.

Des commémorations du 8 mai sans grandes pompes mais, pour la première fois, avec l'Allemagne. L'Europe commémore la fin de la Seconde Guerre mondiale il y a 75 ans. D'ordinaire, l'Allemagne ne célèbre pas les anniversaires du 8 mai 1945, date de la capitulation du régime nazi face aux Alliés. Cette fois, la ville de Berlin a décidé de déclarer férié ce jour synonyme de défaite, mais aussi de libération du national-socialisme et des camps de concentration. Du jamais-vu.

À l'origine, le chef de l'État Frank-Walter Steinmeier avait prévu d'organiser une grande cérémonie officielle allemande, avec 1 600 invités, mais avait dû l'annuler en raison de la pandémie. Une telle célébration pour le 8 Mai n'avait eu lieu qu'une fois en Allemagne, en 1995. À la place, il déposera avec la chancelière Angela Merkel une gerbe de fleurs à la mémoire des victimes de la guerre et de l'Holocauste, qui a coûté la vie à 6 millions de Juifs, et prononcera un discours en milieu de journée. Un geste symbolique en forme de rappel à l'ordre dans un pays qui connaît une résurgence de l'antisémitisme et où le devoir de mémoire est régulièrement remis en cause par le parti d'extrême droite Alternative pour l'Allemagne (AfD), entré il y a trois ans au Parlement.

Son chef de file Alexander Gauland, qui a déjà fait scandale en qualifiant la période hitlérienne entre 1933 et 1945 de « pipi de chat » dans la « grande histoire » allemande, a déclenché de nouveau une controverse autour du 8 Mai. Il a critiqué la célébration selon lui d'une « défaite absolue » pour le pays, caractérisée par la perte pour l'Allemagne d'autonomie pour « façonner son avenir ». Pour l'Afd, le jour est « ambivalent », car il signifie aussi la perte de territoires en Europe orientale et la mort de centaines de milliers de civils allemands lors des bombardements alliés.
Cérémonies perturbées à travers l'Europe

Ailleurs en Europe, la pandémie du coronavirus a aussi contrarié les projets initiaux de célébrations de l'anniversaire. À Moscou, où le « jour de la victoire » est fêté le 9 mai, le grand défilé militaire sur la place Rouge auquel étaient invités des dizaines de dignitaires étrangers, dont le président français Emmanuel Macron, a été reporté au nom de la sécurité sanitaire, seule la partie aérienne étant maintenue. Le président Vladimir Poutine doit s'adresser aux Russes qui attendent surtout des décisions pour l'après-11 mai, quand s'achève le confinement décrété depuis plus d'un mois pour empêcher la propagation du coronavirus.

À Londres, la reine Elizabeth II s'exprimera ce vendredi aux Britanniques dans un message aux Britanniques diffusé sur BBC One à 20 heures, soit « l'heure exacte où son père, le roi George VI, s'était exprimé à la radio en 1945 », a indiqué un communiqué du gouvernement. En raison de la pandémie, les fêtes de rue et autres processions de vétérans ont dû être annulées. À la place, le gouvernement encourage la population à célébrer à la maison, en leur proposant des idées de jeux ou de recettes de cuisine.

Cérémonies restreintes en France aussi, où Emmanuel Macron doit déposer une gerbe devant la statue du général de Gaulle à Paris, puis devant la tombe du Soldat inconnu. À Prague, les responsables politiques iront eux aussi déposer une couronne sur la tombe du Soldat inconnu, un par un, à dix minutes d'intervalle.

Source : LePoint.fr / AFP


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jeudi, mai 7 2020

Coronavirus : MakAir, un respirateur d'urgence économique soutenu par l' Agence de l’innovation de Défense

Covid-19 : L’Agence de l’innovation de Défense soutient un collectif ayant mis au point un respirateur peu coûteux

La semaine passée, la cellule « investigation » de Radio France a avancé que les 10.000 respirateurs commandés par l’État auprès d’Air Liquide, associé à PSA, Valeo et Schneider Electric, allaient être inadaptés, du moins pour la plupart, aux malades atteints de Covid-19 placés en réanimation.

En effet, les 8.500 respirateurs « Osiris 3 », vendus à prix coutant, seraient utiles « que dans les cas de transports les plus simples, mais pas pour une salle de réanimation où sont traités les malades à risques. »

Cependant, le gouvernement n’a pas manqué de réagir à cette information. « Il s’agit de respirateurs d’urgence et de transport, bénéficiant de toutes les certifications utiles par les agences sanitaires, dont le marquage CE. Leur usage en service de réanimation, en cas d’indisponibilité de respirateurs plus lourds et en dernier recours, avait été validée par la société française d’anesthésie et de réanimation et la société de réanimation de langue française », a-t-il fait valoir à propos des modèles Osiris 3.

Quoi qu’il en soit, une autre solution pour doter les services de réanimation de respirateurs adaptés aux malades de Covid-19 et à bas coût a vu le jour, grâce à l’implication de « Makers for Life« , un collectif ayant vu le jour à Nantes au début de la crise sanitaire et réunissant 250 entrepreneurs, industriels, chercheurs ou professionnels de santé nantais… et à un financement du ministère des Armées, via l’Agence de l’innovation de Défense [AID], et de la région Auvergne Rhône Alpes.

Étant donné qu’un respirateur traditionnel dispose d’un large éventail de fonctionnalités pour prendre en charge des pathologies diverses, l’idée du collectif Makers for Life a été de garder que les seules qui sont utiles pour les patients atteints de Covid-19.

À l’initiative de Quentin Adam, un jeune entrepreneur de 31 ans, ce collectif a rapidement fédéré plusieurs compétences autour de lui, avec l’appui du Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives, du CHU de Nantes et de l’Université de Nantes. Ce qui a donc permis de mettre au point « MakAir », un respirateur robuste, simple à produire et ne coûtant pas plus de 1.000 euros [soit 10 à 40 fois moins que les modèles actuels].

Développer un nouveau respirateur ne se fait pas en claquant des doigts. Les 250 membres du collectif ont travaillé d’arrache-pied, en mode « start-up », pour concevoir le « MakAir ». Ce projet a été l’un des 2.550 reçus par l’AID à l’occasion de son appel lancé le 26 mars dernier.

Le concept ayant fait mouche, l’AID a donc décidé de le financer à hauteur de 426.000 euros. « Cette contribution couvre la production de prototypes, la conduite d’essais cliniques et la documentation nécessaire à l’obtention d’un agrément par l’Autorité nationale de sécurité du médicament [ANSM] », a précisé le ministère des Armées, via un communiqué.

« MakAir vise le développement, dans des délais courts, d’un respirateur pour le traitement d’urgence des patients en détresse respiratoire aigüe, infectés par le Covid-19. La conception de ce respirateur s’inspire de celle des respirateurs légers déjà utilisés dans les hôpitaux. Il est pensé pour être simple, facile à produire et le moins onéreux possible, tout en étant éligible à l’agrément de l’ANSM », poursuit le ministère, qui souligne que, à très court terme, « plusieurs centaines d’unités pourraient être fabriquées par jour, en France comme à l’international. » Renault, Michelin, le groupe Seb et Legrand sont sur les rangs pour en assurer la production.

Pour rappel, l’AID a déjà accordé deux autres financements, dans le cadre de son appel à projets. Ainsi, une enveloppe d’un million d’euros a débloquée au profit de NG Biotech, pour un test sérologique permettant de détecter rapidement si une « personne est infectée par le virus depuis quelques jours seulement et reste contagieuse, ou si elle l’a été, est guérie et donc immunisée ». Et l’entreprise BforCure a reçu 1,8 millions d’euros  pour son automate mobile, modulaire et connecté, capable d’effectuer en moins de 30 minutes un dépistage d’une infection au coronavirus SRAS-Cov-2 [responsable du Covid-19, ndlr].

Source : ZoneMilitaire.com /Photo : collectif Makers for Life


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lundi, mai 4 2020

Mort pour la France : Un légionnaire de Barkhane a été "tué au combat" au Mali

"Grièvement blessé par balle à la tête", lundi, Kévin Clément a succombé à ses blessures après son évacuation vers Gao, selon l'armée de terre.

Le légionnaire Kévin Clément, tué au combat le 4 mai 2020 au Mali.

Un légionnaire du 1er régiment étranger de cavalerie de Carpiagne (Bouches-du-Rhône) a été "tué au combat", lundi 4 mai, "lors d'une opération de lutte contre les groupes armés terroristes au Mali", annonce l'Elysée. Né à Luxeuil-les-Bains (Haute-Saône), Kévin Clément était âgé de 21 ans, célibataire et sans enfant, selon l'armée de terre.

Ce "légionnaire très prometteur" avait été déployé au Mali au sein de la force Barkhane en février dernier, selon l'Etat-major. Ce lundi, il a été "pris à partie" et "grièvement blessé par balle à la tête" lors d'une "action de combat contre les groupes armés terroristes dans le Liptako malien", la région proche des frontières avec le Burkina Faso et le Niger. Il a succombé à ses blessures après son évacuation vers Gao.

Emmanuel Macron "adresse ses très sincères condoléances à sa famille et à ses frères d’armes, de la légion étrangère et de l’armée de terre, déjà endeuillés par le décès vendredi dernier du brigadier Martynyouk, du même régiment", précise l'Elysée.

Source : FranceTVinfo.fr

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samedi, mai 2 2020

Mort pour la France : Décès du brigadier Dmytro Martynyouk de la Légion étrangère

L'Elysée annonce la mort d'un légionnaire blessé au Mali

Le brigadier Dmytro Martynyouk avait été blessé par l'explosion d'un engin explosif improvisé [IED] dans une opération contre des groupes armés terroristes.

Le Président de la République a annoncé samedi 2 mai le décès du brigadier Dmytro Martynyouk, le 1er mai à l'hôpital militaire de Percy de Clamart, des suites des blessures infligées par l'explosion d'un engin explosif improvisé, lors d'une opération contre les groupes armés terroristes, le 23 avril dernier au Mali.

Le communiqué de l'Elysée ajoute que le chef de l'Etat «s'incline avec un profond respect devant le sacrifice de ce légionnaire du 1er régiment étranger de cavalerie». «Il adresse ses plus sincères condoléances à sa famille et à ses proches et les assure de la solidarité de la France dans ces douloureuses circonstances.», poursuit le communiqué.

Le ministère de la Défense ajoute dans un communiqué à part que les faits ont eu lieu le 23 avril en fin d'après-midi. «Un camion-citerne militaire de la force Barkhane a été atteint par un engin explosif improvisé dans le Liptako malien alors que l'unité auquel il appartenait était engagée dans une opération contre des groupes armés terroristes.», dit le texte. Deux militaires ont été blessés dans cette attaque, dont Dmytro Martynyouk.

Le brigadier était né en Ukraine, il avait 29 ans. Il était célibataire, sans enfant.

Source : LeFigaro.fr / AFP - Photo CEMA

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jeudi, avril 30 2020

Biscarosse : Deux militaires sont mort lors d'un exercice héliporté dans les Landes

C'est la deuxième fois en seulement deux semaines qu'un militaire succombe à un accident en France. Les circonstances restent à établir.

Un militaire a été tué mercredi et un autre blessé au cours d'un exercice dans le sud-ouest de la France, a annoncé la ministre des Armées Florence Parly, deux semaines après un accident pendant un vol d'entraînement qui avait déjà coûté la vie à deux soldats. Une source proche du dossier a de son côté évoqué « un problème de filin » et une « chute de très haut » des deux hommes au cours de l'exercice, en début d'après-midi. Les « deux militaires ont chuté au sol dans des circonstances qui restent à établir », a dit Florence Parly dans un communiqué. Selon le colonel Cyrille Duvivier, le porte-parole de l'armée de l'air, l'accident est survenu à environ cinq kilomètres au sud-ouest de la commune de Biscarosse, dans les Landes.

Le sergent Pierre Pougin, sauveteur plongeur héliporté de l'escadron d'hélicoptères 1/67 Pyrénées de la base aérienne 120 de Cazaux, en Gironde, est décédé, selon le communiqué. Un infirmier du service de santé des armées (SSA) a été pris en charge par les secours et se trouvait dans la soirée dans « un état grave ».

Mission de sauvetage

L'entraînement à une mission de sauvetage (Search and Rescue) était réalisé par un hélicoptère de transport militaire Caracal de l'escadron Pyrénées. Cet escadron a notamment été engagé ces dernières années au sein de l'opération anti-djihadiste Barkhane au Sahel, avec des vocations de soutien aux forces, de reconnaissance, de recherche et de sauvetage au combat. Sa mission lui a aussi valu de s'illustrer lors de sauvetages civils. Comme en février 2014, lors du sauvetage spectaculaire par hélitreuillage, dans une houle de 6 à 8 mètres, de 11 membres d'équipage d'un cargo espagnol échoué sur une digue à Anglet, dans les Pyrénées-Atlantiques.

« Grâce à un entraînement constant, à des savoir-faire exigeants et à leur engagement sans faille, ces militaires portent secours à leurs concitoyens et sauvent des vies depuis le ciel, en métropole comme en outre-mer, a déclaré Mme Parly dans le communiqué. Soldat, marin, aviateur, ils sont chaque jour des milliers à veiller sur les Français, avec discrétion et abnégation. »

Le 15 avril déjà, deux militaires avaient été tués et cinq blessés dans l'accident lors d'un vol d'entraînement d'un appareil du 5e régiment d'hélicoptères de combat de Pau. L'appareil s'était crashé dans un champ agricole, au cœur d'une zone vallonnée et boisée, avant de prendre feu. Aucun élément de l'enquête n'a été divulgué depuis.

Fin novembre, la base militaire de Pau-Uzein et le 5e régiment d'hélicoptères de combat avaient déjà été endeuillés par la perte de sept des leurs, décédés dans un accident d'hélicoptères au Mali qui avait coûté la vie à treize militaires français, la plus importante perte de l'armée en opération depuis 1983. Mercredi, la ministre a fait état de son « immense tristesse ». Elle a exprimé « toutes (s)es condoléances aux familles, aux proches, ainsi qu'aux frères d'armes » du militaire décédé et a adressé son « soutien dans cette épreuve à l'infirmier blessé ».

Source : LePoint.fr / AFP


Florence Parly, ministre des Armées, a appris avec une profonde émotion le décès de l’infirmier en soins généraux de premier grade Quentin LE DILLAU. Infirmier de la 186ème antenne médicale de Cazaux (Gironde), il avait été pris en charge par les secours à la suite de l’accident d’hélicoptère intervenu le 29 avril, qui a coûté la vie au sergent Pierre POUGIN. Il a succombé à ses blessures ce matin.
 
Les deux militaires ont chuté au sol au cours d’un entraînement à la mission permanente de Search and Rescue dans la journée du mercredi 29 avril, dans les environs de Biscarosse, dans les Landes. Les circonstances de cet accident restent à établir.
 
La ministre des Armées exprime toutes ses condoléances à sa famille, à ses proches, à ses frères d’armes. Elle apporte tout son soutien aux médecins, infirmiers et aides-soignants de la 186ème antenne médicale de Cazaux. A l’entraînement, en opérations, sur le territoire national, le dévouement inlassable des femmes et des hommes du service de santé des armées est entier.
 
La ministre rend hommage à tous les militaires qui assurent avec professionnalisme et abnégation leur mission au service des Français. Toute la communauté de défense est en deuil.

Source : Centre media du ministère des Armées - 30/04/2020 14:23


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